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L’architecture comme mode de vie pour l'agence Arpar

Les fondateurs de l’agence Arpar repensent à leurs études et à leurs voyages, tous parfaitement édifiants sur la manière de concevoir l’architecture. L’architecture lie le côté plaisir avec le côté pratique qui est propre à chaque client. Il n’y a pas de logique ni d’évidence, car chacun vit de manière différente.

Par exemple, les Français sont attachés au miroir face au lavabo, contrairement aux Suisses qui préfèrent une fenêtre pour profiter de la vue.

Depuis le modernisme, l’architecture est au service des hommes. Toutefois, elle est pervertie par des prétextes écologiques ou autre, ce qui va conditionner la vie des gens.

Les clients doivent exposer leurs caprices et l’architecte d’intérieur est là pour voir ce qui est faisable ou non et trouver des solutions. Kévin et Quentin remarquent que beaucoup de clients restent trop pragmatiques. L’architecte vient apporter des vues, de la lumière pour rendre l’habitation en cohérence à chacun de nos caprices.

L’architecte au service du territoire

L’architecte se doit d’être au service du territoire selon les fondateurs de l’agence Arpar.

Le côté chauvinisme dans certains endroits de France est important. L’architecte d’intérieur doit également composer avec ces paramètres, avec les histoires de territoires et de familles anciennes.

L’architecture est marquée par l’histoire ancienne, et l’architecte d’intérieur doit s’adapter au territoire, prendre en compte son histoire et ses spécificités. C’est l’authenticité pure qui anime les fondateurs d’Arpar.

La géographie et le climat ont un impact sur le comportement humain et donc sur l’architecture. L’environnement structure l’histoire de vivre et l’architecte se laisse appartenir à cet art de vivre particulier des territoires.

Kévin et Quentin expliquent qu’à la montagne, nous sommes dans un concept de montagnité qui explique l’art de vivre dans ces territoires. C’est une interaction mêlée. Chaque élément bâti définit ce qu’est un territoire.

Le territoire devient parfois une sorte de ville. Même avec le confort contemporain des grandes villes, le territoire rappelle souvent les natifs de ces villages. Et, pourtant, ces personnes ne se sentent pas isolées, car l’art de vivre est autre, avec une interconnexion qui apporte une autre façon de se comporter et de vivre comme le décrivent si bien les deux associés.

Cet article est aussi disponible en podcast 

Kevin Cataldo & Quentin Philippe : architectes et fondateurs de l’agence Arpar

Alexis est parti à Megève à la rencontre de Kevin et Quentin, fondateurs de l’agence Arpar. Un épisode qui parle de la richesse de l’art de vivre à travers l’architecture, de la façon de vivre à Megève et de la richesse à travers les différences que l’on retrouve entre certaines villes et stations. 

La transformation des milieux naturels par l’Homme

Les parcs naturels semblent être un non-sens, parce que cela limite la nature, au lieu de la laisser vivre. Le côté austère et clivant se voit également dans la nature.

Dans l’architecture, certains chalets sont classés. Le problème reste à trouver un entre-deux, car cela laisse penser que dans un secteur non protégé, nous pouvons faire ce que l’on veut sans prendre en compte le territoire. Le danger est là.

Kévin et Quentin citent La “montagnité” qui veut lisser par le haut cette protection de tout le territoire dans un sens réfléchi.

La modernité est nécessaire à l’architecture

“C’était mieux avant” entendent sans cesse Quentin et Kévin.

Toutefois, ils sont persuadés que le moderne n’est pas forcément mal fait. Dans l’architecture classique, les codes étaient les mêmes aujourd’hui.

L’architecture moderne devrait être un dépouillement pour arriver au minimaliste, mais cela ne demande pas moins de travail, car les défauts ne doivent pas ressortir. Le moderne bien fait est très compliqué.

Aujourd’hui, la modernité souffre de mauvais exemples puisque largement déformée par les promoteurs qui vendent de la mauvaise modernité sans travail et sans profondeur. La véritable modernité est également dans le détail et dans la mise en valeur.

Il faudrait alors trouver une nouvelle forme d’architecture qui n’inclue pas le dépouillement total du modernisme. C’est ce que font au quotidien Quentin et Kévin avec leur agence Arpar et ce qu’ils proposent à leurs clients.

L’architecture est étroitement liée à l’histoire de l’humanité

Quentin et Kévin se souviennent de leurs études et de l’histoire de l’architecture qu’ils ont appris.

L’occident et son architecture sont finalement très proches des Russes. Au moyen-âge, les deux civilisations se sont mélangées à travers les mariages royaux.

D’où l’influence de l’architecture Russe sur la France et vice versa. Le défi des architectes de la vieille Europe est donc de trouver un équilibre avec toutes ces influences à travers les siècles et l’histoire.

On parle de saturation de l’architecture. Les deux associés pensent aussi à une saturation de la modernité.

La transmission des savoir-faire et régionalisme critique : valeur fondamentale de l'agence Arpar

Kévin et Quentin notent que dans certaines petites régions autonomes, la transmission des valeurs et des savoir-faire en architecture est bien plus importante que sur un territoire national vaste. Cela se voit dans des régions autrichiennes, en Suisse et en Italie.

Les deux associés, en tant qu’architecte, pensent qu’ils se doivent également de prendre en compte les territoires et l’histoire attachés pour proposer des styles plus régionalistes et pour proposer une architecture qui correspond aux codes de la culture locale avec de la modernité nationale.

Le régionalisme critique en architecture s’attache donc à analyser ce qui a été fait avec un savoir-faire ancien qui utilisait ce qui était disponible pour adapter le style des nouvelles architectures.

Artisanat et tradition

Dans l’artisanat, la tradition est une valeur clé. Dans la tradition, il y a deux piliers : rendre honneur au savoir-faire des anciens et le faire évoluer en respectant ces héritages.

Quentin Philippe et Kévin Cataldo ont une certitude ; faire vivre un patrimoine n’est pas le muséifier : le faire perpétuer, mais aussi transmettre une évolution du savoir. Cela demande une approche critique d’où le régionalisme critique.

La critique de la modernité doit être relativisée. La modernité architecturale, c’est aussi enlever ce qui n’est pas beau et pas pratique pour remplacer par une architecture plus moderne.

On ressent un socialisme ancré dans l’architecture, à travers l’obsession de penser l’humain avant tout, mais aussi de conservatisme pour la préservation.

La technique d’aujourd’hui permet de faire des changements plus rapides. Toutefois, pour l’agence Arpar, il faut prendre en compte certaines limites dans la technique selon eux.

La culture de la charrette

Même Quentin et Kévin le disent : de nombreuses heures travaillées et pourtant les architectes sont toujours en retard.

Ils constatent que malheureusement, ce qui n’est pas pris en compte, ce sont les multiples détails qui demandent de nombreuses heures de travail avec beaucoup de soin et des possibilités de retard.

Beaucoup de facteurs indépendants des architectes affectent également les délais : les mairies, les problèmes sur les chantiers, les évènements climatiques, etc.

D’après leur vision, la conception et la construction doivent être un temps long pour obtenir de la qualité. La pression et la précipitation peuvent entraîner des défauts et un rendu moins soigné.

Il faut tout de même garder à l’esprit que l’artisanat et l’architecture, sont caractérisés par les défauts qui donnent une âme à une pièce ou un bâtiment. L’âme et l’histoire des bâtiments passent aussi par les anecdotes durant toute sa phase de construction.

L’architecture ne vend pas des produits. Il est compliqué de donner des prix fixes, et même des fourchettes de prix, car certaines choses ne peuvent pas être anticipées.

La vie des architectures

Les fondateurs d’Arpar pensent que les bâtiments qui vieillissent sont inévitables et ils deviennent beaux.

Le charme passe aussi par le vieillissement.

Les bâtiments vivent, au même titre que les humains, et il est temps d’accepter de vivre d’après Kévin et Quentin. Nous aimons certaines choses parce qu’elles sont abîmées par l’histoire, c’est une valeur fondamentale et il faut renouer avec son habitat et sa façon de vivre.

Pour Kévin et Quentin, l’architecte doit avoir conscience qu’il est bon, mais il doit par ailleurs être à l’écoute de tous les artisans qui vont intervenir sur le chantier, car il a beaucoup à en apprendre. Tout le processus se résume à un dialogue régulier qui est au cœur du métier des deux architectes.

Votre projet.

Il est facile de savoir si un objet est beau ou non. Si cet objet nous plaît. Les magazines sont remplis de belles images d’appartements et de villas tous plus sublimes les uns que les autres. La plupart vous seraient invivables.

Notre volonté en tant architectes d’intérieur s’est mue en obsession : vous accompagner dans la conception d’un habitat qui sera la stricte extension de ce que vous êtes.

Nous avons donc créé une page dédiée à vous aider dans la construction de votre projet d’architecture intérieur.

Cliquez sur « Découvrir » pour y accéder. 

Les nouvelles du pendu.

Le journal récurent et informel d’un bureau pas bien porté sur la poésie.